22/07/2007 - Wadi Ram, Petra, une 10ème frontière... 3ème continent ! |
mais bien l' salam à tous...
Quelques lignes improvisées... rapides pour ne pas me ruiner avec la vie d'une ville qui a en son sein la deuxième merveille du Monde...
C'est à regret que je vais vous raconter hâtivement sans doute les plus
belles images depuis la Cappadoce ou Palmyre...
En revenant à Amman où je crois bien vous avoir laissé avec le pavé de l'été !!
Amman, c'était donc chouette, pas mal de bons plans, de galeries, de lieux
improbables, tout cela depuis le quartier abordable de la ville, le down
town de la capitale, vivant, clean, et pas trop cher...
au beau milieu de collines plus bourgeoises et villégiaturisantes...
ça se dit pas??
J'ai été traîner par vers les beaux quartiers, entre le 3ème et le 4ème
cercle, un certain 14 juillet...
Il me manquait juste le bon horaire pour arriver à la fête...
du coup, j'étais le pauv' gars qu'on fouille à l'entrée, sans non plus trop
de problème...
en même temps, je sentais bien qu'il y avait un truc étrange :
Je faisais un peu tache avec mes baskets que j'avais quand même pris soin d'astiquer, mon jean et ma chemise blanche...au beau milieu de ces costards
et tenues de soirées...
J'ai compris quand mr l'ambassadeur et sa femme, caroline, a commencé par
saluer son excellence et ses confrères ambassadeurs!!
Confirmation quand j'ai sauté sur les trois jeunes filles que j'espérais
être du groupe d'étudiants attendus..
mais non, elles bossaient à l'ambassade et m'ont rassuré en me disant que tout
ce petit monde débarquerait pour la seconde partie de soirée...
J'ai donc décidé de me mettre à l'aise en arrosant le plateau de fromage de
vin rouge!!!
J'ai quand même boycotté la charcuterie... j'ai trouvé cela un peu limite d'avoir prévu 90 pourcents de porc dans un pays musulman...
en même temps, le buffet n'a pas été dévasté et a pu rester bien joli malgré
le monde...
Puis, j'ai retrouvé les têtes connues après avoir eu droit à quelques cartes
de visite, juste comme cela, parce que c'est le jeu de ce genre de soirée...
de gens de la municipalité ou autre businessman... qui ne savait pas
vraiment que je n'étais qu'un pauvre touriste en avance !!
Le vin rouge a manqué, il a fallu se rabattre sur le champagne...
et tout cela s'est fini avec un bon mal de cheveu quand même, à repartir
vers 4h du mat, en laissant mme l'ambassadrice et l'absence de ferrero...
Thierry, le chef pâtissier du 4 season - un hotel de luxe pour info à l'attention de mes amis les "pauvres"! - tout bien raccord avec moi au niveau
éthylique m'a entraîné pour avaler un dernier shwarma, avant de finalement
ne pouvoir faire autrement que de s'écrouler sur le deuxieme lit de ma
chambre... et d'aller rendre son repas matinal.... puis de repartir chez lui
vers le 7ème cercle de la ville...
Rendez-vous pris pour s'y retrouver quelques courtes heures plus tard, afin
de lancer un mouvement vers le sud!!
Pile poil à l'heure, et heureux d'avoir trouvé son coin après ses
explications embrumées...
un verre d'eau dans son chouette appart' de fonction, et pas bien frais, nous
avons mis le cap sur Wadi Ram au sud du pays...
3h30 de route grosso avec modo...
Avec un rendez-vous fixé pour retrouver Sabah et ses deux soeurs (Sanah,
pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, est l'une des françaises
rencontrées à Damas, qui enseigne le français dans une université
jordanienne...)
La route désoléee et plate, dépaysante et monochrome... avec des indications
pour se rendre en Iraq, en Arabie Saoudite et au Yémen...
les assistances téléphoniques avec Sabah et Orbeid, le bédouin qui allait
nous accueillir dans son camp nous apprenaient un timing à peu près
parfait...
Puisque les filles arrivaient alors que nous entamions la descente subite et
impressionnante dans ce décor eenooooooorme!!
des rocs, des petites montagnes qui flottaient sur de l etendue...
j'ai mis du temps pour comprendre et partager le parallèle que Thierry
faisait avec la baie d'Halong!
On a doublé un pick-up toyota, un peu vite, à bord duquel se trouvaient les
trois soeurs et un couple de français avec leur fille, venus en repérage
pour faire un sujet sur les bédouins...
un coup de mobile pour ralentir et arriver synchro sur le parking de l'entrée du site...
et là... tout le monde à bord du pick-up pour un grand moment...
à quitter la route pour s'enfiler sur une vague piste, puis, sur du "où on
veut sabloneux sans fin, avec ses montagnes flottantes parsemées deci
dela..."
Arrêt au camp de Orbeid pour déposer tout cela, et découvrir la situation
exceptionelle de sa tente...
Respirer du silence et du vaste pour se mettre dans la peau de Sir
Lawrence...
et le chameau s'est fait chevaux sous le capot pour partir rouler dans le
désert, marquant quelques arrêts dans ces gorges qui ont bien accueillies l'eau avant le déluge!!
Une marche sur une dune de sable rouge dont je n'ai pu résister à prendre
quelques gouttes...
et tout cela pour dérouler jusqu'au coucher du soleil...
ai-je besoin de preciser que c'était beau?
La nuit s'est gentiement installée, tout comme nous au campement pour voir
le diner sortir de sous le sable où les saveurs ont poussé grâce à la
braise et un peu d'étouffe par dessus...
Le thé dans ou sous les étoiles et ce calme... l'ivresse du désert est quand
même vachement plus sympa que celle d'une ambassade...
quelques rires et notes de musiques pour s'endormir avec encore et toujours
ce plaisir d'après les nuits courtes...
et le plaisir solitaire d'un heureux réveil sans doute vers 4h, quand déjà
les lumières racontent l'Est et le levant...
à partir marcher et me poser en hauteur pour attendre le lever du soleil
dans le confortable de la roche...
Encore un grand moment...
ai-je besoin de préciser que c'était beau??
Un bon petit petit déjeuner pour ensuite un heureux changement de plan...
Thierry va nous déposer à Wadi Musa, alias la ville mère de Petra... où j'étais sensé partir seul avec la mission de "surveiller" les soeurs de
Sabah...
Petit stress à craindre la panne d'essence... mais quand même, on a fini par
trouver du pétrole dans ce moyen orient version jordanienne!!
Deposit à l'hôtel Cleopetra, relativement dans le n'importe quoi généralisé
du lieu au niveau des tarifs!! accueil sympa...
et, quand on est allé vers l'entrée du site 2 km plus bas...
comment resister à l'appel de Petra by night du soir... pour une entrée en
matière?
Comme on a pas trouvé de réponse, on a signe pour 12jd... un peu plus de 12
euros donc...
le temps de faire un dernier repas avec Thierry et Sabah qui nous ont laissé
là, un peu de sieste réparatrice, et surtout, le temps de laisser monter
cette excitation de l'enfant qui va réaliser son reve.. celui de tout le
monde sans doute...
20h30, on était là, à minimiser la bonne centaine de personne qui allait
former le groupe de touristes de cet inévitable...
Mahmoud a dit un mot, pour appeler au silence et calmer les ardeurs des
possesseurs d'appareils photo au flash anachroniques...
et c'était parti...
à ne pas trop bien voir... juste un chemin qui se raconte éclairé par des
centaines de bougies...
pour atteindre le siq... ce fameux canyon étroit autant que haut qui allait
sinuer dans le scintillement doux des bougies enfermées dans des sachets de
papier...
(je reprends ce mail d'un peu plus loin... un peu plus tard)
Tout cela a donc scintillé pour le meilleur dans un silence de
recueillement presque...
pour, enfin arriver sur cette fin de Siq...
sur des centaines, peut-être un millier même de ces bougies... qui
permettaient au "trésor" de se laisser observer sous les étoiles de l'entre-roche!!
C'était bien vu ce petit temps pour que chacun s'installe dans sa
contemplation...
c'était bien vu la simplicité de ce chant bédouin sur violon...
puis ce genre de clarinette et enfin, la succession de morceaux de flutes...
la magie fonctionne...
les flashes inévitables des appareils photo ne parviendront pas à briser le
merveilleux d'un spectacle aux accents des mystères de la nuit...
C'est bien beau...
et le lendemain, c'est à l'ouverture que nous allons faire la différence,
avec la vue au grand jour de tout ce que l'obscurité nous avait caché!!
Le site est vraiment superbe...
on est dans cette sculpture indescriptible, incompréhensible pour des temps
si ancien...
retour sur ce trajet de la veille, pour enquiller sur les façades colossales
des tombes, le théâtre romain, la rue des colonnes qui fait la transition
jusqu'à la prochaine colline, celle-la même qu'il nous faut gravir pour
découvrir le monastère... et juste à quelques pas, le "point view" qui donne
une vue incroyable sur la fin des montagnes de Petra, et le retour du plat,
avec une fois encore, Israël au loin.
Le lendemain, c'est seul que je poursuis la découverte du site, en prenant
les escaliers qui partent vers l'ouest, vous élevant jusqu'au haut lieu du
site, à ce sommet où les sacrifices étaient pratiqués..
Le plaisir de voir que c'est bien calme, presque personne sur le chemin...
même les innombrables boutiques et "you like to buy something" sont désertes
pour mon plus grand bonheur...
Car sans que cela ait déjà pu me désespéré encore.. il faut bien dire que c'est un peu lanscinant et peinibles, la permanence des sollicitations pour
monter sur un cheval, un chameau, un âne, ou acheter quelque chose...
ça vous sort vite de vos rêveries...
Moi, je veux rêver, fasciné de découvrir le génie des nabatéens, leur
maîtrise des technologies; impossible de bien comprendre comment ils ont pu
installer ce réseau d'alimentation en haut qui se ballade pour hydrater
tout le site... enfin, celui de cet alors!!
Le lendemain, c'est avec un petit groupe que l'on repart sur le site...
Canadien, Irlandaise, Américaine et Francais... petite course faite la
veille, pain et houmos, pour éviter de se faire déchirer sur le site... où la
bouteille d'eau est 2 euros pour vous donner une idée!!
on va pouvoir se faire un petit pique-nique sur le sable frais pendant la
chaleur du midi...
souffrir un peu de la traversée du désert du milieu... c'est même trop pour
certain... donc, on laisse les tombes impressionantes carressées de pas trop
loin, pour un peu d'ombres...
séparation...
Shira reste à l'ombre, Sharmein et Benjamin partent vers le monastère, et
Robert le Canadien part avec moi dans l'envie d'explorer ce canyon où l'on
recommande de ne pas s'aventurer...
Et pour cause... c'est en fait un vrai trésor... y a des tas de plantations,
des petites parcelles cultivées...
et pour cause... alors que c'est une forêt de laurier que nous devons
traverser, on entend un bruit d'eau...
un troupeau de chèvres qui patauge...
miracle!! il y a de l eau!!
Je l'imaginais un peu à cause des couleurs pas desséchées de certaines
montagnes !
Puis le rû grossit un peu, des résurgences, une cascade, des filets qui
dégoulinent du mont où se trouve le monastere...
Une forêt de bambous, une luxuriance insoupçonnable, un chemin qui longe tout
cela en prenant de la hauteur... un vrai miracle... sans parler du plaisir d'
être seuls dans cet inattendu...
énorme...
C'est tout heureux encore que cette journée se referme, a avoir su éviter
les dérives touristiques du site, pour continuer sur la bonne humeur et la
vraie gentillesse de l'équipe du Cleopetra, l'hôtel que je peux recommander
à celles et ceux qui iront voir la merveille number 2 du hit parade version
mondialisante!!
Le lendemain matin, il est question de ne pas perdre une minute, et d'aller
jusqu'au monastère avec le couple canadien irlandais... ils n'ont que 4
heures avant de repartir pour aller découvrir le wadi ram.
6 H on est les premiers à entrer sur le site...
mais tout ne se passe jamais comme on le souhaite..
Shira, qui esperait bien se reposer en profitant des transports locaux et
animaliers n'aura pas de chance...
le premier kilomètre peut se faire à cheval, jusqu'à l'entrée du site...
mais, pas moyen de descendre en dessous des 8 euros!!
Pas de chameaux pour la suite, donc on se fait la grosse heure jusqu'au pied
du mont au monastère à pied... les corps s'extirpent à peine des
couvertures... les bédouins ne sont pas encore opérationnels pour vous lancer
leurs invitations...
c'est le monde à l'envers quand même!! maintenant que c'était justement le
moment...
Je vais essayer de trouver quand même quelques bonnes âmes, quelques bons
ânes...
Mais quand enfin, sans vraiment chercher à être serviable, on va se
retrouver avec 2 ânes...
de 2 euros, le prix de la course commence à 9 et ne descendra pas en-dessous
de 6 pour la montée
et autant pour la descente bien entendu!!
Comme ils ne sont pas bien réveillés, nos bédouins ne vont même pas pouvoir
donner du rythme à tout cela.. et je n'aurais aucun mal à aller plus vite
que les ânes dans l'ascension!!
Sans se plaindre, on va se retrouver largué à pied, bien avant le
monastère, alors qu'il était convenu d'aller jusqu'au point panorama...
et bien sûr, impossible de relever le défi de faire l'aller-retour dans le
quart d'heure que le bédouin nous octroie riant déjà, et s'installant sa
couverture pour finir sa nuit...
et, bien entendu, c'est en se plaignant qu'il nous accueille pour nos 10
minutes de retard....
Là, c est trop, je lui fait remarquer qu'il savait tres bien que c'était
irréalisable, et lui rappelle son engagement a nous conduire jusqu'au point
view!!
Bref, tout ça se tend, s'énerve, Shira n'a même plus envie de redescendre à
dos d'ânes...
les bédouins menacent de se plaindre à la police, car ils ont attendu, alors
qu'ils auraient pu aller transporter l'abscence matinale de toutriste...
on s'engueule... même si on n'a pas envie de se connecter à ce genre de
vibrations dans ce lieu...
et je vais les suivre en courant dans leur redescente pour aller au poste de
touriste police, histoire qu il n y ait pas de mauvaise surprise pour Shira
et Robert dans leur timing...
La police va bien entendu calmer le jeu...
le prix va redecendre même... ils n'auront " que" 13 euros à payer pour eux
deux!!
Ils me rejoignent dans l'énervement contrôle, le désagréable sentiment du
retard qui s'annonce..
et cela ne vas pas s'améliorer avec le chamelier qui demande 8 euros pour
revenir au debut du siq... sans parler de la cariole avec son pauvre cheval
qui va nous demander 22 euros!!!
Ils vont finalement repartir à pied, ils ne seront en fait pas en retard
pour le départ...
et je reste devant le "tresor", à chercher à "redescendre" un peu, comme on
dit, en grimpant sur un rocher où la vue sur cette fameuse façade est
tellement belle...
les nerfs ont quand même du mal à se calmer en réalisant l'absurde de la
situation, où les pauvres allaient s'en tirer pour 150 euros, pour passer 4
heures à Petra!!!
Encore plus de mal au moral à realiser combien la situation a ce même
insupportable que celle que les amérindiens ou les aborigènes ont vecu...
Ils sont chez eux, avec toute la noblesse de leur tradition...
La modernité les prend en otage de ses impératifs impérieux... et les voilà
privés de leur mode de vie, de la jouissance de leur Terre... les voilà
avec, comme par hasard, bien plus qu'ailleurs, accès aux drogues et à l'
alcool, les voilà avec leurs yeux pour pleurer à regarder les milliards que
le gouvernement empoche, les voilà avec leur rage et leur envie de ramasser
des sous qui se retournent sur les touristes... et nous voilà tous embarqués
dans le n'importe quoi relationnel !!
Je me donne une chance dans une petite sieste...
mais le réveil sur le grouillant de tout ça, avec les photos ralantes des
touristes, et les râles tournant des bédouins, le trop de monde, le plus
assez d'eau pour rester sur l'idée d'aller poursuivre la découverte du
chemin magique de la veille, la chaleur, la fatigue... je me dis...
j'ai adoré Petra, j'ai adoré ce contact avec une culture tellement avancée,
j'ai mal à l'aujourd hui qui va avec ; à souffrir de voir ces gens que je n'
aime pas trop de toute leur "dirigeance" s'en mettre plein les poches sur le
dos de ces civilisations qu'on est en train de laisser mourir de nos
mémoires, qu'on ne cherche même plus à comprendre, dont les secrets sont
ensevelis pour le pire... peut-être même le pire aussi!!
C'est ainsi que je vais jeter un dernier regard amoureux sur le site, et en
ressortir...
Je vais remonter dans la ville haute sous la cagne, sans même avoir envie de
prendre un taxi, pour ne pas risquer de m'énerver sur le n'importe quoi
"made in Wadi Musa"...
C'est avec plaisir que je vais retrouver l'équipe de l'hôtel, qui va, de
toute leur confiance sincère, me laisser gérer l'hôtel, pour aller à la
prière du vendredi...
Un peu de calme à me demander si je vais rester jusqu'au lendemain...
Et la vie va reprendre, l'hôtel se remplit de légèreté...
tout est complet... ils ne savaient pas trop où me mettre pour la nuit, un
chauffeur de taxi vient de débarquer sa cargaison de touristes, et doit
repartir sur Aqaba...
Et voila comment, sans trop de préméditations, le départ sonne son moment
tout seul...
5 euros pour faire les 130 kilomètres... c'est inespéré...
et me voilà à repartir dans la magie du décor, sous la chaleur de l'apres-midi, dans le confort de ce taxi...
Les montagnes de Petra, puis celle du Wadi Ram...
La route est vraiment belle...
jusqu'à ce qu'enfin, la mer apparaisse...Israël à main droite, et quelque
part en face, c'est l'Egypte !!
J'inscris un peit mot sur la boite de kleenex du taxi en découvrant que c'
est lui qui va aller récupéré l'équipe de Petra partie pour le Wadi Ram...
et me voilà dans l'entre-deux du port d'où d'éventuels ferries sont sensés
partir pour l'Egypte...
Je suis vaguement et tranquillement le mouvement...
une queue.. un timbre de sortie à acheter pour 6 euros...
à l'étage, un guichet sommaire met un coup de tampon pour la sortie du
territoire...
un autre guichet et me voilà avec un billet trente euros pour partir avec
le bateau lent...peut-être à 21h, sans doute avec plus de réalisme vers
23h...
De toutes les façons...
on verra bien...
petit grignotage, à regarder tout ce petit monde arabophone s'agiter, les
familles qui dorment sur des tapis de voyage, ceux qui prient, les enfants
énervés, turbulents, dont personne ne se soucie vraiment, le jour qui
décline, le soleil qui se couche ; je sens qu'il y a un mouvement, je
suis...
et nous voilà dans la chaleur humide d'un soir de bord de mer à attendre...
Place aux voitures, du temps, des bus nous embarquent pour faire quelques
300 ou 400 mètres...
à peine un petit contrôle que c'est la montee à bord...
les passeports sont gardés jusqu'à la descente semble-t-il... avec le petit
formulaire de demande de visa...
Le bateau est rempli de tout ce bordel, dans une version assez sommaire de
bateau de croisière tout usé... l'attente est interminable... de toute les
façons... le temps m'a complètement échappé !!
4 heures de sommeil, réveillé à 5h20... à peine somnolée à Petra... je me
laisse aller à la mollesse de tout ce spectacle, sans pouvoir dire à quelle
heure le bateau s'est mis en route...
des tours de ponts, la normalité dépaysante des rapports entre les gens...
les corps répandus, ceux qui chantent les versets du Coran, les mêmes
enfants toujours aussi excités, pleurant et laissés a leur
solitude...quelques phrases... pas de touristes à bord... et voilà que je
somnole recroquevillé sur mon siège, tout transpirant... jusqu'à ce qu'un
gars me tape sur l'épaule...
le bateau est arrivé à bon port...
Noubah... l'Egypte... sans doute du coup déjà l'Afrique...
Pas de quoi s'affoler, rien ne semble se passer...
puis, ce micro qui n'a pas arrêté de s'ouvrir pendant la traversée semble
inviter les égyptiens à sortir;
dans le doute, je me lance dans le mouvement, je ne suis pas arrêté, pas de
passeport en vue, dans un bureau si j ai bien compris, plus tard...
je suis à quai...
je suis le mouvement dans cette encore nuit...
tous s'affolent avec leurs chariots de paquets...
je vois un gros signe arrival...
passage des bagages au radar... demi-tour quand je pose la question du
retour de mon passeport: j ai raté une étape...
le gars m'accompagne dans une banque, 15 dollars pour le visa à acheter, un
bureau improbable un peu plus loin... mon passeport m'y attend... juste à y
coller les deux timbres, que c'est fait...
c'est drôle de voir à quel point ces frontières du Moyen Orient ont été
simples à passer comparées à celles de chez nous qui racontons tant de
choses sur cet ici...
je repasse le radar... tout le monde se bouscule devant un gars qui est de l'
autre côté d'une table interminable... sitôt qu'il a jeté un coup d'oeil aux
papiers de chacun, ou à la pièce d'identité, voilà les gens qui sautent de l'
autre côté de l'obstacle et ça y est...
c'est vraiment l'Egypte..
Je joue aussi à saute-mouton...
commence à marcher en jalonnant mon parcours de "c'est par où le bus pour
Dahab"
Et deux kilomètres de rues plus loin dans la fraîcheur chaude du matin, me
voilà dans une gare routière de fortune où les corps sont encore à dormir de
ci, de la...
je suis tout heuruex de parvenir à lire les panneaux d'infos, à trouver le
bus qui fait Dahab, Sharm El Sheick... 6h30 30 livres pour Sharm...
Je vais même pouvoir donner des infos à une famille qatari... pas peu fier
autant qu'éclaté!
quelques personnes vont arrivées tranquillement, le soleil aussi, le bus
enfin, et, sans l'ombre d'un souci, le bus s'en va à remonter ces mêmes
montagnes pleine de soleil de la Jordanie, les mêmes couleurs, le même
beau...
arrêt au milieu de pas grand-chose, mais c'est Dahab...
La ville se répand plus bas... on voit la mer...
pas plus le temps de comprendre ou de voir, que je me retrouve dans l'
arrière d'un pick-up qui joue les taxis improvisés...
Et me voilà déposé à l'hôtel Pingouin où je vais devancer Robert et Shira
du coup...
eux vont sans doute arrivés plus tard via Israël, par voies terrestres, après
leur nuit dans le désert...
Le bonheur de sentir la mer se rapprocher... un décor de vacances...
un coin pour touristes tranquilles, ça peut être une ambiance sud américaine,
mexicaine, ou asiatique.
Chill out hollidays se raconte dans ce décor simple et chaleureux...
posage sur coussin pour un petit déj' en attendant de savoir si une chambre
va se libérer...
douche tellement nécessaire avec 30 h de veille au compteur...
une chambre sommaire, chaude, très chaude, je lance une lessive...
et puis, résistant à l'appel du sommeil... je m'avance vers le club de
plongée...
c est parti pour une plongée le lendemain matin, et du coup, accès aux
palmes masques et tuba!
Plus possible de tenir...
Enfin...
Enfin un de ces bains dont je rêvais...
Libre dans la mer qui joue les aquariums.... le récif qui tombe sous son
habit de couleurs...
Comment c'est bon...
et tout cela qui s'enchaine avec les retrouvailles du couple Shira Robert...
Les récits vont bon train... rebaignade... la soirée farniente à rire (autour d'une bière !!)
et moi qui finit par parler dans mon sommeil impossible a repousser...
je rampe jusqu'à ma chambre... mort de fatigue... pour me lancer dans une
nuit moite et chaude.. mais déjà tellement agréable!!
Réveil tôt pour finir le laundry de la veille...
petit déj'...
petit brief...
petit bout de route jusqu'au phare...
et petite plongée de " refreshing"
bonjour au murenes, aux poissons clowns...
c'est bon... tellement bon...
et si je vous laissais là-dessus, alors que je suis face à la mer, à
profiter de l'ordinateur de Robert et de la connexion wireless de l'hôtel...
la mer... la chaleur... la fin de l'apres-midi... l'Arabie Saoudite au
loin...
on est bien...
je pense à vous au milieu de tout cela...
je vous embrasse "chaleureusement"...
oui je colle un peu!!!
et je vais clicker sur envoyer après avoir trouvé un titre....
à plus
P.S.
courage caro...
ci Vince pour ton mail.... un grand merci même!!!
c'est mon tour de ne aps avoir trop de faciliter pour répondre de suite....
bonne fete aux brigittes et aux christines par procuration quand il sera l
heure!!!!
greg
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le p'tit mot de l'électron libre
2007... Je pars faire des pas sur la planète...
La Quête a les atours du verbe Être,
entre voyage intérieur et sur le monde...
improvisation entre europe, afrique et asie...
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